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Aromathérapie

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Aromathérapie : vers un retour des herboristes

En 1941, le régime de Vichy a supprimé le métier d’herboriste au profit des pharmaciens d’officine et il n’existe plus qu’une quinzaine d’herboristes dans toute la France. De nos jours, les remèdes de grand-mère (tisanes, huiles de massage, crèmes) attirent de nouveaux des consommateurs en quête de « soins plus naturels » et les herboristes sont là pour répondre à leurs attentes.

L’herboristerie

Efficace pour soulager les dysfonctionnements courants comme les maux de gorge, les troubles digestifs, les insomnies, le rhume et la nervosité, l’herboristerie est un savoir ancestral qui agit en préservant la bonne santé. Dans le domaine scientifique, il existe des traces des anciennes recherches sur les plantes « médicinales » à l’origine de certains médicaments (follicules ou feuilles de séné au pouvoir laxatif ou purgatif) mais il y a trop peu de plantes avec des structures chimiques enregistrées à cause du coût des études cliniques et des tests d’efficacité.

Un effet totum

Directrice du laboratoire Phytofrance, spécialisé en produits de phytothérapie, aromathérapie et herboristerie, Claudine Luu atteste l’existence de monographies sur la pharmacopée française et l’importance du bulletin de contrôle utile pour le suivi des plantes vendues aux pharmaciens. En se tournant aux boutiques spécialisées et aux herboristeries, les laboratoires pharmaceutiques ne sont pas obligés de remettre le document. Ces études cliniques sont indispensables pour déterminer les principes actifs d’une plante et leur effet sur l’organisme car « pour certaines plantes, il est très probable que ce soit l’ensemble des molécules qui soit responsable de l’effet, comme l’artichaut ». Il s’agit de « l’effet totum » maîtrisé par les herboristes à l’origine préparations qui ne modifient pas la nature de la plante, la composition ou la concentration des molécules sans devoir faire de dosage scientifique de principe actif.